L’UE, communauté essentiellement économique, doit réagir et se doter d’outils stratégiques et militaires pour sa défense.
La guerre pourrait encore durer longtemps en Ukraine et l’Europe reste timide. La Commission a conçu un livre blanc de la défense, émis le projet d’un mur anti-drones et élaboré un plan de réarmement pour 2030. Des coalitions entre Etats-membres sont prévues pour produire de l’armement sans doublons ni déperditions. L’interopérabilité des armées et la diminution des coûts doivent être privilégiées. L’Europe a adopté une « boussole stratégique » avec un objectif d’autonomie à terme prévoyant une force de réaction rapide, des exercices militaires réguliers et une coopération accrue en matière de renseignement, de cyberespace, etc.
Le plan « Rearm » est un levier financier pour stimuler les investissements militaires. Il s’agit de soutenir l’Ukraine, son meilleur rempart, bientôt peut-être la 1ère armée de l’UE. Il faut aussi combler les lacunes et retards de la défense européenne y compris avec des fonds privés. La France renforce ses investissements de défense. La société Arquus, fabricant d’engins blindés, développe des technologies de lutte anti-drones. Les députés européens sont sollicités par les lobbyistes de la défense comme l’américain RTX mais surtout les fabricants européens. Les pays membres de l’OTAN élèvent leur budget de défense à 5 % du PIB. Un engagement de 800 milliards d’euros est prévu pour stimuler la production de matériel militaire.
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